Les Ateliers Littéraires du Roman Pays

Que nos plumes s’allient au poinçon de l’orfèvre Martine Vandenkerkove

Slamentations universelles

Nous voici éperdus sur une planète pas nette où tout passe, tout lasse et tout s’efface.
Nous voilà donc perdus en quête de vérités sur terre, le temps d’un éclair et pour y voir clair !
Nous sommes tous las sur cet astre en plein désastre où tout semble s’efforcer à se transformer en sévérité…,… rien de sensé et pas de pitié !
Un monde qui s’écroule, des êtres qui s’écrabouillent ; ici, du sang, qui doucement s’écoule tandis que là-bas, sur d’autres joues, des larmes lentement coulent.
L’écho désarme le souffle de ma voix qui se perd dans le flot d’une foule cruelle, s’essoufflant à trouver sa voie, trompant son chemin et masquant les destins pendant que d’autres ont simplement faim.
Pour tuer leurs

 angoisses, ils vont prier dans leur
 paroisse!…
 Dans ce monde de temps et d’espace l’humain se voit acculé à

réimplanter le naturel pour noyer l’artificiel; et notre société dénaturée s’invente sans cesse de nouvelles lois le plongeant dans l’effroi et d’autres interdits pour se rassurer dans ce nouvel enfer de tenter de regagner ce paradis qu’elle ne s’est cependant jamais offert.
Souffrir de désirs dans ce délire où le temps se délasse sous les pavés que l’on casse tandis que d’autres trépassent, s’effacent se fracassent ou se tracassent.
Mais le Maître est un serpent malicieux, un boa constrictor monétaire qui se tord et étouffe les victimes éphémères d’un monde réifié sous un ciel nuageux, secoué de déluges orageux et de cracks boursiers, monnayant nos salaires sans en avoir l’air !
Qu’a-t-on gagné à ne vouloir s’épanouir que de pouvoir et de matérialité, qu’avons-nous épargné de notre brutalité… Et les fruits de notre stupidité sont déjà là, pourrissants sur la macabre branche

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